(tarifs/horaires...)

Expos temporaires


Terre-neuvas, le legs de Maurice et Emile

Du vendredi 19 février au dimanche 6 juin 2021
De 13h30 à 17h00 tous les mercredi et vendredi + les samedi pendant les vacances scolaires (20 et 27 février, 6 mars, 24 avril et 8 mai)

Nadine Belin, dépositaire du fonds photographique :
« Emile était radiotélégraphiste, Maurice mécanicien à bord du Viking, puis du Finlande. Les Terre-neuvas ... ces marins d'exception avaient bercé leur jeunesse. Ils ont fait 32 campagnes sur les bancs de Terre-Neuve. Saint-Pierre-et-Miquelon constituait un point d'ancrage fort où chacun d'eux tout au long de ces années ont noué des liens.
Dès 1946, la photographie évolue et se démocratise. Maurice achète un appareil photo. Mécanicien à bord, son temps de travail est différent. Dès qu'il le peut, il photographie ses camarades, le quotidien, et les nuances que proposent le ciel et l'océan. A la fin de sa vie, célibataire et sans enfant, il a légué à son ami Émile, ses photographies. Ces images témoignent de sa vie de Terre-neuvas, et au travers d'elles, c'est l'histoire de tous ces pêcheurs d'exception qui se dessine. Cet héritage est important, et en confiant ses photographies personnelles, il confie à Émile la responsabilité de les diffuser pour raconter et faire vivre le quotidien des Terre-neuvas.
J'ai rencontré Émile en 2019. C'est en toute confiance qu’Émile m'a remis ce fond photographique.
Les conditions de travail difficiles et les dangers de la mer nourrissent notre imaginaire de la grande pêche sur les bancs de Terre-Neuve. Sa barbe blanche, le sel de ses yeux, son aventure et celle de Maurice m'ont instantanément plongée dans une mémoire commune. Que trouvaient ces hommes qui embarquaient campagne après campagne ? Camaraderie, solidarité, aventure ? Le souvenir des bals de nuit éreintant symbolise probablement les contraires... Cette vie de Maurice ne peut pas tomber dans l'oubli. Valoriser ce patrimoine participe au tissage de notre identité et de notre histoire. Ces photographies rejoignent notre mémoire collective. Elles sont l 'héritage qu'il nous lègue à tous.
Emile parle avec beaucoup d'enthousiasme et d'émotions des gens de Saint-Pierre. Il y a laissé des amis, Bernard Foliot, Roger Etcheberry, Jean Kello, Daniel Revert. Monsieur Henri Morazé était le consignataire d'Emile. Au fil des années, ils ont développé et entretenu une réelle amitié.
Présenter leurs photographies au Musée de l'Arche est la plus belle chose que n'espérait même pas Emile. Âgé de 86 ans, son émotion est forte à cette idée. Très attaché aux gens de l'Archipel, il est abonné à l'Echo des Caps, suit la météo et les nouvelles de l'Archipel. Il n'a jamais oublié ce bout de caillou qui lui a procuré tant de joies et de réconfort à chacune des escales. »

Exposition présentée en collaboration avec l'Association Eaux-Fortes.
Avec la participation financière de l'Etat et de la Collectivité Territoriale.

Ce projet est financé dans le cadre de l'appel à projets qui vise à soutenir les démarches artistiques et culturelles en lien avec l'histoire de la pêche à la morue. Celui-ci a été lancé par L’État et la Collectivité Territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon dans le cadre de la candidature de l’archipel à l’inscription de la pêche morutière locale au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Expos permanentes


« La guillotine »

La guillotine est l'instrument emblématique utilisé pour l'exécution de la peine capitale en France, notamment lors de la Révolution française. Les bois de justice n'ont servi qu'une seule fois dans l'Archipel, le 24 août 1889. La guillotine conservée et présentée à l'Arche arriva à Saint-Pierre un an plus tard et ne fut jamais utilisée. Il s'agit d'une occasion unique de voir une véritable guillotine, encore dans sa condition d'origine.